Le secteur du mobile Banking est tout en retard au Maroc malgré la vitalité des deux secteurs concernés, la banque et les télécommunications ainsi que la loi bancaire de 2014 à la faveur des moyens de paiement électronique.

En effet, qu’importe la raison de cette situation les conséquences restent désavantageuses aux intérêts du Maroc. Il faut bien noter que le mobile Banking représente la meilleures chance pour l’amélioration de l’intégration financière de la population faiblement bancarisée. Comme le présente la dernière enquête du cabinet Kantar TNS le taux de bancarisation des marocains est de 37%. Notons également qu’un marocain sur 10 détient 1,7 compte bancaire et en fait client de deux banques.

Au Maroc les paiements dominants sont le cash et les moyens classiques, qu’il soit par chèques, virements ou prélèvements. En comparaison avec les pays du Nord, la demande de la monnaie fiduciaire est toujours en hausse, indiquant ainsi la Banque Centrale.

En revanche, le taux de pénétration du téléphone mobile au Royaume dépasse déjà les 100%. Ce qui donne une grande opportunité technologique pour promouvoir le niveau de bancarisation sans avoir besoin d’une agence physique.

Alors que le paiement numérique est fortement présent à l’étranger, il est temps que le Maroc s’inscrit également dans ce processus pour faire accéder sa population à l’ère moderne des moyens de paiement. Par ailleurs, certaines banques marocaines ont déjà fait le premier pas mais leurs tentatives restent limitées à l’absence d’un cadre réglementaire précis par le régulateur.

 

28 décembre 2017 par Hajar Najih

 

 

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