Le marché marocain des banques est en situation de concurrence monopolistique, voici le constat établi par Bank Al-Maghrib dans sa dernière étude. Basée sur le modèle Panzar & Rosse, méthode de mesure du pouvoir de marché et des conditions concurrentielles, cette dernière révèle que le secteur bancaire marocain se trouve être entre monopole et concurrence parfaite, plus précisément en degré de concentration modérément élevé et en concurrence monopolistique.

En d’autres termes, les opérateurs bancaires marocains bénéficient d’une marge de marché, qui peut être considérée comme un monopole dans certains cas, lui permettant de fixer les tarifs de ses services. Ajouter à cela, la présence de plusieurs prestataires de services avec l’absence relative de barrières d’entrée et de sortie du marché, pareillement à un schéma de concurrence parfaite.

En chiffres, cela donne 21 banques en 2000 contre 16 en 2016 et 19 en 2017. Toujours selon l’institution de Abdellatif Jouahri, les deux dernières décennies ont connu un nombre considérable d’opérations de fusion-absorption, de délivrances d’agréments et de mutation de la structure actionnariale. Comparé aux marché des pays relevants de la région MENA sur le plan des actifs, le secteur marocain est statistiquement en position médiane. A noter que celui-ci demeure moins concentré que le secteur algérien, jordanien ou encore qatari, néanmoins plus concentré que l’Egypte, le Liban et la Tunisie.

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