L’année 2017 est l’année du lancement officiel de la finance islamique au Maroc, après une série de processus d’officialisation de leurs activités sur le marché marocain. Ce lancement renforcera le paysage bancaire marocain, en représentant une étape importante d’une démarché progressive et bien planifiée.

Ces nouvelles banques participatives proposent une large gamme de produits et de services, en ciblant ainsi une clientèle particulière. Rappelons que durant le début de mois de janvier 2017, le Comité des établissements de crédit a donné son accord pour cinq demandes d’agrément pour le lancement de filiales participatives, citons CIH Bank, BMCE BoA, la Banque Centrale Populaire, le Groupe Crédit Agricole du Maroc et le groupe Attijariwafa Bank. Suivi par la BMCI, le Crédit du Maroc et la société générale.

La première a avoir ouvrir officiellement ses portes est la banque participative Umnia Bank, filiale du CIH Bank vers la fin du mois de juillet 2017. Puis chacune des banques a commencé à annoncer le lancement de sa filiale islamique ainsi que leur gamme d’offre. D’une autre part, trois autres banques marocaines ont choisi d’ouvrir des fenêtres participatives au lieu d’une nouvelle banque ou filiale. Notons “Dar Al Amane” de la Société Générale, “Nejemah” du groupe BMCI et “Arreda” par le Crédit du Maroc.

Par ailleurs, ce nouveau secteur, favorablement accueilli par les différents acteurs et experts économiques nationaux, a besoin encore que son écosystème soit complet sur le plan réglementaire (l’équité fiscale, l’assurance participative Takaful, les Sukuks). Pour ce faire, le nouveau projet de loi de Finances (PLF 2018) travaille sur la neutralité fiscale des produits de la finance participative via l’instauration d’une nouvelle disposition afin d’ajuster le traitement fiscal avec les produits bancaires conventionnels dans le but de créer un champ de concurrence équitable.

Outre, trois taux de droit d’enregistrement sont prévus d’être appliqués par le gouvernement pour l’encouragement de l’accès aux produits participatives, Mourabaha, Ijara Mountahiya bitamlik également Moucharaka. De plus, 3% comme droit d’enregistrement pour le logement social dans un premier temps ou à faible valeur immobilière, les immeubles construits sont à 4% et les terrains pour 5%.

 

20 décembre 2017 par Hajar Najih

 

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